Les dernières expositions
Temporalités allemandes

Du 12 février au 3 avril 2010, le pavillon Carré de Baudouin proposait un voyage dans le passé récent de l’Allemagne au travers d’une double exposition photographique .

La mairie du 20e arrondissement, en partenariat avec le Goethe-Institut de Paris, a souhaité commémorer la chute du Mur de Berlin (1989) et la réunification de l’Allemagne (1990) en présentant une double exposition photographique sur l’Allemagne au pavillon Carré de Baudouin : Temporalités allemandes – regards sur une unité.

Heure locale du photographe berlinois Stefan Koppelkamm présentait 24 duos de photographies grand format de bâtiments et d’espaces urbains, réalisées à dix ans d’intervalle à Berlin-Est et en Allemagne de l’Est. En parallèle, huit photographes allemands et français exposaient une cinquantaine de photographies sur la chute du Mur. Ce projet Scènes et traces d’une chute, conçu par Matthias Harder, conservateur de la Helmut Newton Stiftung Berlin, alliait des aspects très différents de la chute du Mur : de l’empreinte journalistique à la photographie architecturale classique.

Cet événement s’accompagnait de la projection des films Die Mauer de Jürgen Bëttcher (1990, 96min) et Good Bye, Lenin ! de Wolfgang Becker (2003, 118min).

Ortszeit Local Time / Heure locale,
de Stefan Koppelkamm

Lorsqu’en 1990, entre la chute du Mur et la réunification, Stefan Koppelmann entreprit un voyage à travers l’Allemagne de l’Est, il voulait fixer sur la pellicule une situation dont il pensait qu’elle serait bientôt révolue. Les maisons, les rues, les places qu’il photographiait, donnaient l’impression que le temps s’était arrêté et laissaient pressentir ce qu’avait été l’Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale.

Une dizaine d’années plus tard, l’artiste s’est rendu sur les mêmes lieux qu’il a rephotographiés à partir des mêmes points de vue. Les transformations architecturales et même les détails secondaires reflètent bien les changements historiques, sociaux et économiques qui ont eu lieu entre les premières et les secondes photographies.

Le titre de l’exposition Heure locale indiquait clairement qu’en des endroits différents et dans des sociétés différentes, il y a chaque fois un autre temps, le temps du lieu, qui n’est pas simplement celui du temps qui passe. Les différentes formes du glissement du temps apparaissaient : les premières photographies montrant les blessures et traces renvoyaient à un temps qui semblait avoir des décennies de retard, tandis qu’il s’accélérait sur les secondes, plus récentes.

Szenen und spuren eines falls
/ Scènes et traces d’une chute

Cette exposition présentait cinquante photographies sur la chute du Mur, réalisées par huit photographes allemands et français : Thierry Buignet, Harald Hauswald, Kai-Olaf Hesse, André Kirchner, Barbara Klemm, Karl-Ludwig Lange, Nelly Rau-Häring et Maurice Weiss.

Ce projet de la Stiftung Brandenburger Tor, Berlin, conçu par Matthias Harder, conservateur de la Helmut Newton Stiftung Berlin, alliait des aspects très différents de la chute du Mur : de l’empreinte journalistique à la photographie architecturale classique.

Le 9 novembre 1989, à l’annonce officielle de l’ouverture de la frontière, lorsque les premières Trabis ont roulé vers l’Ouest et que les Berlinois de l’Est et de l’Ouest ont fraternisé auprès du Mur, les huit photographes étaient présents. Ils étaient là aussi lors des événements précédents, les manifestations du lundi par exemple, et lorsque des milliers de citoyens est-allemands ont fui la RDA en passant par l’ambassade fédérale à Prague et ailleurs. Leurs photos méritent d’être vues dans le contexte du 20e anniversaire de la chute du Mur.

Cette exposition nous rendait témoins de retrouvailles familiales et amicales devant l’arrière plan historique du Mur, provisoirement ouvert. Elle nous montrait des gardes-frontières et des douaniers dépassés par la situation, le Palais de la République investi par des artistes, le siège de la Stasi occupé par des citoyens déchaînés. Et c’est le Mur toujours qui est le centre d’intérêt des photographes, le Mur et ses fresques du côté occidental et dans toute son horreur du côté oriental. Vingt ans après sa chute, on avait peine à se représenter ce qu’étaient la Potsdamer Platz, la Pariser Platz et alentour, à l’époque, au centre historique de Berlin. L’exposition avait été conçue comme un documentaire photographique pour ranimer nos souvenirs.

Vidéo

 

Vidéo du vernissage de l\’exposition

Le vernissage de l’exposition s’est déroulée le 11 février en présence de Frédérique Calandra, Maire du 20e, Julien Bargeton, premier adjoint à la Maire du 20e chargé de la culture, des finances et des budget participatifs et des élu-es du 20e ainsi que de Monika Grütters, Députée, présidente de la commission culture et médias au Bundestag et présidente de la Fondation Brandenburger Tor, Ludger Derenthal, Directeur de la Collection Photographie, Kunstbibliothek (Musées nationaux de Berlin), Joachim Umlauf, Directeur du Goethe-Institut de Paris et du photographe berlinois Stefan Koppelkamm.

 

Organisateurs et partenaires de l’exposition :
mairie du 20e arrondissement de Paris,  Goethe-Institut de Paris, Stiftung Brandenburger Tor.

Galerie photo

Visionnez la galerie photo