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Diagonal 2×16

DERNIERE DE L’EXPOSITION LE 9 AVRIL DE 16h00 à 18h00

Venez partager un moment privilégié avec les artistes du réseau Diagonal: Eric Tabuchi, Marie Maurel de Maillé, Agnès Geoffray, Amaury da Cunha, Nolwenn Brod et Hortense Soichet, dans le cadre de la dernière journée de l’exposition consacrée aux travaux de 16 artistes en résidence photographique, DIAGONAL 2×16.
Profitez-en pour découvrir ou redécouvrir cette exposition événement qui a déjà attiré plus de 2000 visiteurs au Pavillon Carré de Baudouin.

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L’exposition « Diagonal 2×16 – Résidences photographiques en France » s’installe pour trois mois au Pavillon Carré de Baudouin. Nathalie Herschdorfer, commissaire de l’exposition, a sélectionné quelqu’uns des travaux les plus emblématiques des artistes du Réseau Diagonal pour illustrer une question centrale pour les photographes contemporains : « Comment survivre dans une société submergée par l’image ? »

Comment survivre dans une société submergée par l’image ?

Aujourd’hui, le champ du photographique ne cesse de s’élargir : les genres se croisent, la puissance et la neutralité de l’image sont remises en question, les supports s’hybrident et la notion d’auteur-photographe flirte avec celle d’artiste. Documentaire, conceptuelle, expérimentale, numérique, analogique, fixe, en mouvement, immatérielle ou sur papier, l’image photographique voit ses frontières repoussées.

Le flux d’images diffusées chaque jour sur Internet et relayées sur nos smartphones connectés en permanence aux  réseaux sociaux a pour effet d’inciter les photographes professionnels à se positionner. Il ne s’agit plus de simplement prendre une photo, mais de faire une image et de lui donner du sens. Notons que quelque 350 millions d’images seraient mises en ligne chaque jour, ce qui revient à dire que plus d’images ont été produites en une année qu’en 180 ans d’histoire de la photographie !

Il paraît dès lors indispensable de redéfinir le photographique. Questionner, choisir, interpréter, organiser, contextualiser sont autant de verbes qui accompagnent le photographe professionnel. En ce début du 21e siècle, l’histoire de la photographie suit un rythme de croi- sière. Dans ce contexte, il est capital de penser l’image. Alors que nous faisons tous des photographies au quotidien et qu’il n’a jamais été aussi facile de produire et de diffuser ses images – en un clic, une photographie voyage de Tokyo à Sao Paulo – une question se pose pour les professionnels : comment survivre dans une société submergée par l’image ?

Chercher à comprendre, interroger et dialoguer par la photographie

Pour certains photographes, cela signifie chercher à comprendre, interroger et dialoguer par la photographie. Pour ce faire, il faut prendre le temps d’observer, se plonger durant plusieurs semaines, voire de nombreux mois, dans un sujet, et surtout quitter la pression et le sentiment d’accélération du quotidien. La résidence d’artiste permet le temps de l’immersion et de la réflexion. Il existe en France des structures de production et diffusion de la photographie, qui soutiennent la création contemporaine en organisant des résidences, produisant des expositions et des ouvrages de qualité tout en développant des programmes d’éducation à l’image et d’actions culturelles.

Fort de seize membres, le Réseau Diagonal rassemble de telles institutions photographiques réparties dans toutes les régions du pays. Pour la première fois, une exposition réunit un choix de travaux réalisés en résidence de création produit par les structures qui composent ce réseau national dédié à la création photographique contemporaine.

De Brest à Strasbourg, en passant par Marseille, Orthez, Lectoure ou Rouen, 16 artistes soutenus par 16 structures photographiques offrent ici un regard sur la France contemporaine. C’est ainsi que Lars Tunbjörk a été invité à promener son appareil photo à Beauvais ; Hortense Soichet à photographier la communauté gitane de Carcassonne et Nolwenn Brod de jeunes lutteurs bretons ; Seba Kurtis, quant à lui, a pu poursuivre son travail sur la migration dans le cadre d’une résidence en Normandie ; Guillaume Janot a observé Marseille à travers les images des habitants de plusieurs quartiers de la ville ; Viktoria Sorochinski a rencontré des femmes de l’association Plurielles de Strasbourg ; Bernard Plossu s’est rendu sur trois îles qui bordent la Bretagne ; Agnès Geoffray a reformulé une nouvelle réalité à partir d’images collectées lors d’une résidence en Seine-et-Marne ; et Ayaka Yamamoto empreint de sa culture japonaise a questionné la féminité mettant en scène des jeunes habitants de la région de Niort.

Une image mouvante de la France, à la fois réelle et fictionnelle

Invités à travailler sur un territoire donné ou à développer un projet particulier, les 16 artistes réunis dans l’exposition Diagonal 2X16 ont chacun bénéficié d’aides à la création et/ou à la production, afin de déployer en toute liberté leur langage photographique. La diversité et la qualité de leurs projets attestent de la vitalité de la scène photographique en France. Paris, Arles ou Chalon-sur-Saône sont des villes réputées pour leurs expositions de photographie. D’autres lieux implantés sur l’ensemble du territoire défendent ardemment le médium et proposent un soutien de qualité aux photographes professionnels. L’exposition offre ainsi un panorama des pratiques artistiques de photographes d’horizons variés, auteurs confirmés et émergents, français et étrangers. Que ce soit à travers le paysage ou le portrait, ils nous livrent une image mouvante de la France, à la fois réelle et fictionnelle.

miniature site mairie

Nathalie Herschdorfer,
Commissaire de l’exposition