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Situé à l’angle de la rue des Pyrénées et de la rue de Ménilmontant, le pavillon Carré de Baudouin est un espace culturel géré par la mairie du 20e. Il accueille toute l’année des expositions et conférences en accès libre.

Une « folie » dans le 20e

Longtemps caché aux regards des passants, le pavillon Carré de Baudouin a ouvert ses portes au public en juin 2007. Ce lieu de villégiature du 18e siècle consacré aux fêtes et aux plaisirs (d’où son appellation de « folie »), tient son nom d’un de ses premiers propriétaires, Nicolas Carré de Baudouin.

Sous l’impulsion de la municipalité du 20e arrondissement, le bâtiment a été racheté par la Ville de Paris en 2003. Une réhabilitation intérieure et extérieure en fait aujourd’hui le premier établissement spécifiquement culturel de l’arrondissement. Deux ans de travaux ont été nécessaires pour rénover la façade palladienne et mettre aux normes de sécurité et d’accessibilité l’intégralité du bâtiment.

Géré administrativement et artistiquement par la mairie du 20e, le pavillon Carré de Baudouin propose des expositions gratuites. L’auditorium, insonorisé et également accessible aux personnes handicapées, accueille des conférences qui font le lien avec les expositions présentées dans les salles.

Le pavillon Carré de Baudouin, une succession d’heureux propriétaires

L’histoire du pavillon Carré de Baudouin ressemble à un millefeuille où se superposent propriétaires heureux, écrivains inspirés et œuvres sociales et de bienfaisance. Construit en plusieurs étapes, c’est en 1770 que Nicolas Carré de Baudouin hérite du bâtiment. À sa demande, Pierre-Louis Moreau, Maître des Bâtiments de la Ville de Paris, y adjoint la façade de péristyle de quatre colonnes ioniques, inspirée d’une villa italienne. Propriété de la famille de Goncourt, les Frères Jules et Edmond évoquent dans leur Journal «le lieu enchanteur » de leurs souvenirs de jeunesse, la richesse et le raffinement de la résidence et du décor. Entre 1836 et 1852, une période de transition s’ouvre avec l’œuvre des sœurs de la charité de Saint-Vincent-de-Paul qui y fondent l’asile des Petits orphelins. Les Vincentiennes tiendront le lieu jusqu’en 1971. Un immeuble de trois étages avec une chapelle au centre est construit aux côtés du pavillon.

Sous la tutelle de la Ville de Paris, les sœurs s’occuperont d’un centre médico-social, puis d’un foyer de jeunes travailleurs en difficulté. En 1992, les religieuses signifient leur intention de vendre la propriété. À la demande de la Mairie du 20e, la Ville de Paris acquiert le domaine en 2003. La façade du bâtiment est alors inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Suit une réhabilitation du jardin et du bâtiment qui fait renaître un site historique préservé, moderne dans sa conception et sa finalité.

Un lieu dédié à la création contemporaine locale, nationale et internationale

Le pavillon Carré de Baudouin est géré administrativement et artistiquement par la mairie du 20e arrondissement. Frédérique Calandra, Maire du 20e, et Julien Bargeton, alors premier adjoint à la Maire du 20e chargé de la Culture, ont souhaité que les événements artistiques et culturels présentés dans ce lieu s’inscrivent à la fois dans l’actualité créative de l’arrondissement, mais aussi dans celle de la création nationale et internationale.

Toutes les expositions présentées sont gratuites, favorisant ainsi l’accès à la culture au plus grand nombre.

En quelques chiffres

  • Surface : 815 m²
  • 4 salles d’exposition (357 m²)
  • 1 auditorium insonorisé de 100 m² (capacité d’accueil : 99 personnes)
  • Un jardin de 1800 m² comprenant un espace de jeu pour les petits